UNE CULTURE NEE DANS LA RUE

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Aux États-Unis, dans les années 50, un fossé se creuse entre une majorité blanche et une minorité noire et latino dont les conditions de vie se dégradent. Des mouvements de réforme identitaire (tel que le Black Panther Party) se forment et sont aussitôt réprimés lorsque leurs leaders, Martin Luther King et Malcom X, disparaissent.

Les communautés des grandes villes vont alors se replier sur elles-mêmes dans des ghettos où les gangs prennent une importance sociale de plus en plus marquée. L’insécurité, la délinquance et la drogue font alors partie du quotidien.

C’est de cette manière que la musique noire américaine, et plus particulièrement le funk et la soul, est devenue le mode d’expression et de revendication privilégié. Ses pionniers sont, entre autres, James Brown, The Last Poets, Sly and the Family Stone, Gil Scott-Heron ou encore Stevie Wonder.

C’est dans cet environnement défavorisé, empli de tensions sociales, raciales et politiques qu’est né le mouvement hip-hop. Il s’étendra à différentes disciplines au fil du temps (slam, rap, beatbox, beatmaking, etc.).

C’est à la fin des années 70 que le breakdance sera utilisé comme moyen alternatif aux rixes entre les gangs des différents quartiers. L’idée est alors de s’affronter par le biais d’un concours de danse (appelé « battle », combat en anglais) plutôt que de se tirer dessus.

Aujourd’hui et ce, malgré son évolution, le mouvement hip-hop continue à transmettre des valeurs fortes comme l’identité, l’appartenance à un groupe et la solidarité.

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